Périls

Quatrième jour

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Trente minutes plus tard l’étau s’était resserré autour de Valence et les personnes présentes sur les lieux marchaient dans l’eau. Un reporter réfugié en haut d’un bâtiment racontait ce qu’il voyait : toutes les radios diffusaient son témoignage en direct. Paul et ses compagnons s’étaient arrêtés pour écouter le récit poignant de cet homme.
- Ce que je vois est cauchemardesque. Au sud, à moins d’un kilomètre se dresse « l’Arlésienne », je ne vois pas le haut de ce gigantesque mur d’eau qui avance sans bruit. La pluie cache la crête de la vague et on sent un vent violent, qui ne cesse de croître. Au nord, le Rhône en crue a envahi la ville. Il passe sous moi et traîne dans ses eaux troubles tout ce qu’il a balayé sur son passage. J’aperçois des corps humains, des véhicules, des objets de toutes sortes. Des gens crient, des bâtiments s’effondrent au milieu d’énormes éclaboussures. Je suis un peu en amont du choc des deux masses liquides et j’ignore laquelle est la plus dangereuse. Nul doute que cela va être un combat titanesque, espérons que le Rhône stoppera la vague venue du sud ! Oh mon Dieu, je n’imaginais pas « l’Arlésienne » aussi gigantesque ! Elle est maintenant à trois cents mètres de moi et je vais devoir me réfugier sur le toit du bâtiment car le dernier étage me semble trop bas !
Partout en France, les auditeurs vivaient le drame pendus aux lèvres du reporter. Celui-ci reprit l’antenne, le bruit de l’eau couvrait presque entièrement sa voix dans son téléphone. Quelques mots, criés plus fort que les autres, purent être compris :
- l’eau monte… le toit craque… je tombe

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Robjak à Craponne 10/2005 - robjak

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alias Robert JACQUES

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